dimanche 20 août: une grande journée quelque peu mouvementée...

20/08/2017 - Pays : Mongolie - Imprimer ce message

Lever à 6h pour se préparer à partir tôt, pour une longue étape de 30 kms à parcourir dans la steppe, sur un itinéraire difficile à repérer, dans des collines herbeuses à perte de vue.

Consigne de Michel, le guide: rester toujours en vue de tous, et vigilant les uns par rapport aux autres....(consigne pas toujours suivie par certains éléments du groupe, qui quittent rapidement le groupe, pour partir seul dans l'immensité).

La matinée se passe bien, et nous arrivons en même temps que la caravane au point déjeuner. L'itinéraire de l'après-midi, mis au point avec le guide-interprète, Chingun, dont la présence, vis-à-vis du groupe, est d'ailleurs plus que discrète, durant cette première semaine... cet itinéraire donc, étant long et difficile à reconnaitre et à respecter, incite Michel à nous imposer de monter tous à dos de chameaux.

Les chameliers choisissent notre monture avec soin, selon certains critères dont ils ont le secret... Nous leur faisons confiance. Certains de nos compagnons de voyage, plutôt marcheurs, ne sont pas particulièrement enclin à passer l'après-midi sur le dos du chameau.Yves est de ceux-là, et semble foncièrement opposé à utiliser le chameau, Il commence déjà à se plaindre d'avoir mal aux fesses, sitôt monté sur l'animal...La caravane démarre en 3 groupes de chameaux: Enkte guide les chameaux de bâts comme d'habitude, Taga et Saga se partagent les autres. Quant à Yves, Marie-Jo et moi suivront avec Bemba, le plus jeune de nos chameliers, et son petit cheval noir très fougueux. Chacun doit tenir la bride du chameau qui le suit. Yves est juste derrière Bemba, et tient mon chameau. Je maintiens celui de Marie-Jo avec autorité, car il essaie sans cesse de dépasser la colonne. De plus, il est entravé pour être freiné, et semble boiter. Mon bras fatigue à force de le maintenir en arrière, et je finis , avec bien du mal, à faire comprendre aux chameliers de remédier aux problèmes... Difficile de s'expliquer, et le guide-interprète Chingun devrait être présent, et nous accompagner. Bref, les chameliers finissent par s'arrêter, et font passer Marie-Jo et son chameau dans l'autre colonne.

Nous poursuivons la marche tranquillement, Yves et moi avec Bemba. Nous traversons des paysages magnifiques , bordés de montagnes majestueuses et au loin, nous apercevons le lac salé que nous longerons dans les jours qui viennent.... Que s'est-t-il passé ensuite? Le chameau d'Yves, sans doute en conflit avec le cheval de Bemba, très nerveux, se cabre fortement, et Yves désarçonné tombe brutalement du chameau, juste devant moi. Mon chameau se cabre lui aussi et je dois me cramponner, pour ne pas en faire autant. Plus de peur que de mal! Yves se relève, meurtri de partout, mais indemne.

Inutile de dire qu'il ne remontera pas sur l'animal, et terminera l'étape à pied, accompagné de Michel et de Catherine, qui, peu rassurés eux aussi, en profitent pour descendre avec soulagement, de leur monture.

Tout le monde arrive à bon port au bivouac, sous l'oeil amusé des chameliers, et partage le dîner, avant d'aller dormir.


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