du samedi 26 aoùt au mercredi 30 aoùt: la méharée continue.

26/08/2017 - Pays : Mongolie - Imprimer ce message

Le lever à 6h le matin est de plus en plus difficile, car un bon nombre d'entre nous est fatigué et plus ou moins malade. Marie-jo a toujours beaucoup de mal à marcher, aimerait pouvoir reprendre la randonnée car monter à chameau est douloureux pour elle. Mais Michel, notre guide préfère qu'elle se repose et n'aggrave pas sa tendinite.  Quant à moi, je souffre toujours terriblement des intestins et de l'estomac, ne peux pas manger, et du coup, je ne récupère pas de la fatigue de la semaine passée,,, Françoise a toujours des nausées, et Chingun est sous piqûres antibiotiques. Ilsemble qu'une espèce de grippe intestinale décime plus ou moins le groupe. De toute manière, je suis persuadée que nous sommes tous fatigués par le rythme de la semaine passée et par les différences de température que nous devons supporter.( longues marches quotidiennes, chaleur accablante la journée et froid glacial la nuit). Nous arrivons  dans une région de dunes et à une altitude de plus de 2000m.

Finalement, les jours suivants, Marie-Jo et moi continuerons le plus souvent à effectuer les étapes en camion avec les cuisiniers. Le reste du groupe, selon son état physique, alternera entre marches et monte à dos de chameau par demi-étape. Peu à peu, nous reprendrons le cours normal de la randonnée. En attendant, nous profitons des superbes paysages de la rivière Khungui Gol, serpentant au pied de cette immense bande de 80kms de dunes sur 12 kms de large. Nous partageons de supers moments avec Sokto, Tanssa et Doya. Chacun communique du mieux possible, en essayant de prononcer un peu quelques mots de la langue mongole: pas évident du tout.... et réciproquement. Les chameliers sont adorables eux aussi, toujours d'une humeur égale et très gais, rient beaucoup. Nous formons une bonne équipe. Nous les aidons à charger, décharger leur matériel, installer leurs tentes et  nous devenons un peu leur aide de camp. Parfois, nous les accompagnons dans les villages, pour le ravitaillement et les courses, faire le plein d'eau pour les jours qui suivent.

Tout ceci  nous permet de nous rendre compte des difficultés à surmonter, des soucis quotidiens à gérer, pour que le groupe puisse avoir un maximum de "confort", et que son quotidien soit plus supportable. Doya, Sokto et Tanssa font des miracles, avec le peu de matériel dont ils disposent. Ces gens ont une vie dure et rude, mais sont toujours prévenants, serviables, souriants, agréables, font toujours leur possible,  pour nous faire plaisir et rendre notre séjour plus facile. Les chameliers, très responsables, nous surveillent,  restent sans cesse vigilants, , prennent grand soin de leurs animaux, ainsi que de leurs passagers, pour la sécurité de tous.

J'ai apprécié toutes ces journées passées auprès d'eux, et je suis persuadée que tous mes moments de fatigue m'auront permis d'être plus proches, de mieux comprendre,  mieux apprécier... d'avoir pu partager des moments d'échanges plus intenses que le reste du groupe.

Nous sommes le 30 août, il fait froid et le ciel s'assombrit. Nous n'avons que le temps de monter les tentes, et l'orage arrive, avec un grand vent qui s'est mis à souffler. Nous sommes à 1500m d'altitude. Il reste trois jours de marche et un jour de repos et nous arriverons au dernier bivouac de la méharée.

 

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