Rang Kühl

20/08/2018 - Pays : Tajikistan - Imprimer ce message

Après une bonne nuit chez Nurzat, nous partons visiter le village.

Petite anecdote: hier soir, chacun de nous a dû reconnaitre sa paire de chaussures, car le chauffeur , en récupérant nos bagages au lodge de Murghab, a malencontreusement, emporté les chaussures du couple de cyclistes allemands, et devra retourner à Murghab ce matin, pour leur rapporter....longue route à parcourir, pour une simple méprise...

Rang Kühl est un petit village, situé dans une magnifique région, au bord de la frontière chinoise, tout près des lacs de Chur-Kul et Osero Rang Kul, dominé par les hautes montagnes chinoises. Nous sommes à environ 4000m d'altitude. Ce matin, nous visitons le village.

Nous visitons l'école, long bâtiment, où une équipe d'employés est actuellement en train de repeindre les locaux, avant la rentrée du 1er septembre. Puis nous passons devant la mosquée, et nous rendons ensuite à l'hôpital, fraichement rénové lui aussi. Deux malades sont en soin dans une des chambres. Nous entrons dans la salle d'accouchement, le cabinet des médecins... ..L'établissement est très propre mais rudimentaire. L'électricité n'est fournie que par des panneaux solaires, car les batteries installées il y a 5ans, (don d'un bienfaiteur belge), ne fonctionnent plus.

Après le déjeuner et un peu de repos, nous repartons dans le village assez désert. Nous croisons quelques femmes, vieillards et enfants, les hommes sont partis dans les pâturages.

Nous visitons également l'école musicale, guidés par les commentaires du Directeur, un homme charmant et distingué. Celui-ci termine notre visite, en grattant le Komos (sorte de guitare), puis nous joue un morceau à l'accordéon, en nous interprétant un chant Kirghike "les filles de Murghab".

Nous poursuivons notre promenade dans les rues du village, et nous dirigeons à pied, vers la frontière chinoise, toute proche, matérialisée par une haute clôture de fils barbelés et, tous les 500m environ, de "containers" blancs, postes de garde des militaires chinois... pas question de s'en approcher!! Quelques pâturages, le long de la rivière, sont parsemés de troupeaux (moutons, ânes, chèvres, et de rares chameaux).

Puis nous rentrons chez Nurzat, pour le dîner et un bon "bagna" (bain chaud préparé par Oumat, le mari de Nurzat)), non sans avoir longé les miradors des militaires Tadjikes, qui, eux aussi surveillent leur frontière....

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